Les Planeurs de Fayence – AAPCA

1 er Club de France au classement FFVP

Information sur les remorques aux pilotes circuiteurs !

Par Jean-François Gombault, le 02/20/2020

Grace au travail bénévole remarquable de Thierry Pouthé, notre parc de remorques est maintenant de nouveau complètement vérifié et opérationnel !

Vous pouvez consulter les procédures et recommandations a cette page :

Quitter le local : Ce qu’il faut savoir !

En outre, je vous convie vivement a lire le document de Thierry a ce sujet:

A propos de nos remorques

Les remorques de planeurs, il faut bien reconnaitre que peu de pilotes s’en soucient. Pensez donc ! s’il faut songer en plus à ces trucs-là qui, parait-il, dorment au fond d’un hangar…

En principe, pour un dépannage normal, il suffit de prendre les clés de la remorque au tableau et la pochette carte grise/assurance au bureau, d’accrocher la remorque et vérifier rapidement la pression des pneus et le fonctionnement de l’éclairage. Tout le reste doit normalement être opérationnel sans vérification supplémentaire. Alors, l’esprit tranquille, on peut aller récupérer le planeur dans un délai acceptable pour le pauvre bougre de pilote qui trouve le temps bien long au milieu de son champ …

Mais en 2019, la situation ne permettait pas une telle sérénité et nous avons eu beaucoup de chance d’avoir eu à faire face à si peu de dépannages aux vaches. Pour faire simple, disons qu’à peine 50% de nos remorques étaient dans un état acceptable permettant d’effectuer un dévachage correct. Sans compter l’aspect réglementaire et donc amendable.

A défaut d’entretien régulier chaque hiver ces dernières années, j’ai dû cette fois procéder à un lifting très sérieux pour ne pas nous retrouver dans une situation critique empêchant purement et simplement des expéditions de dévachage. Et je n’exagère rien, soyez-en sûrs.

Lorsque nous avons fait l’acquisition du Pégase NA et du LS6 DG -pour ne prendre que ces exemples- nous savions que leurs remorques étaient dans un état très limite, pour le moins. La base n’était donc pas terrible.

Sur ce constat commun à beaucoup de nos remorques, on déplore de vilains effets cumulés :

  • L’âge moyen très avancé du cheptel. Grosso modo entre 20 et 50 ans …
  • La corrosion et l’oxydation due principalement à la condensation surtout durant l’hiver. Le vieillissement des pneus. La décomposition des moquettes de protection des berceaux recevant les éléments du planeur.
  • Les nombreuses détériorations effectuées par des jeunes gens désœuvrés de la région, dans le hangar appentis N°2. Mais il faut bien qu’ils s’occupent en buvant des bières dont ils dispersent ensuite avec application les débris des bouteilles dans le hangar !
  • Les vols d’accessoires comme les prises de branchement, les roues jockeys, etc. dans ce même hangar.
  • Les bricolages inadaptés subis durant toute leur longue vie et qu’il a fallu revoir d’une façon plus rationnelle.
  • La méconnaissance, et même bien souvent la désinvolture vis-à-vis du matériel d’un bon nombre de nos vélivoles. Beaucoup trop ne savent pas grand-chose du démontage-remontage d’un planeur, pas plus que son installation correcte dans sa remorque. Et quant à la conduite de l’attelage, j’ai quelques craintes.
  • Enfin le manque de régularité dans les révisions des remorques, tâches qui n’intéressent personne.

En marge de ceci, je suis obligé d’admettre dans une certaine mesure qu’un certain nombre d’accessoires et de feux de signalisation soient détériorés dans le hangar appentis à l’EST, car livrés au vandalisme, mais je comprends moins bien que d’autres soient cassés dans le hangar matériel roulant N°1. D’ailleurs, ce sont des remorques d’appareils d’entrainement qui sortent peu. Notamment, la remorque du Junior sur laquelle j’étais pourtant intervenu lourdement il y a quatre ans, a été retrouvée avec quasiment tous ses feux cassés. Allez comprendre …

Au final, cette année, la session de nettoyage/révisions de nos seize remorques s’est transformée pour une grande part en longs travaux de remise en ordre de marche s’étalant sur plusieurs mois. Ces initiatives auront donc permis de remettre les pendules à l’heure pour que les interventions d’entretien des années prochaines soient moins lourdes et fastidieuses. Enfin, j’espère.

Et pour finir, on pourrait rêver à un monde parfait où :

  • Le bon état de nos remorques devrait être l’affaire de tous, et en tout cas au moins des pilotes « circuiteurs ». Nous pourrions donc logiquement organiser des weekends nettoyage des remorques, ce qui ferait gagner un temps considérable pour effectuer les vérifications et/ou réparations nécessaires.
  • A l’occasion de ces weekends, nous pourrions initier le plus possible de pilotes aux subtilités du démontage et de l’installation d’un planeur dans sa remorque.
  • Le hangar appentis N°2 pourrait se voir équipé de portes. J’ai le plan de conception en tête, mais le temps m’a manqué ces dernières années. Par contre, si j’avais des aides efficaces, que ne pourrait-on réaliser …
  • La constitution d’un manuel adapté à chaque remorque avec photos et explications serait précieuse, même si on sait que c’est un travail considérable à effectuer. En attendant, j’ai déposé dans chaque caisse affectée une fiche plastifiée standard d’opérations de démontage.
  • Il est étonnant de voir le nombre de vélivoles fayençois qui ne disposent pas d’un véhicule équipé d’attelage. Il serait bon de sensibiliser les pilotes à leur équipement personnel pour le dévachage qu’ils doivent assumer.

Mais là, je m’égare ! …

Restons plutôt sur des notes réalistes et soulignons avec satisfaction que l’AAPCA, depuis des années maintenant, a perdu l’habitude de laisser ses remorques dehors, et que nous les avons réparties entre le hangar N°3 attenant à celui de l’AAFO (remorques pour biplaces), l’appentis N°2 (remorques pour monoplaces) et le hangar pour matériel roulant N°1 (remorques non couvertes). Au moins, le nettoyage extérieur de beaucoup d’entre elles aura été facilité et d’autre part nous avons limité la dégradation générale des pneus, même si quelques-uns doivent régulièrement et normalement être changés, car on ne peut guère espérer une longévité supérieure à une dizaine d’années.

J’ajoute que j’apprécie sincèrement l’approbation et la confiance que m’accordent systématiquement les membres du Comité Directeur pour les investissements que j’engage pour la remise en état de ce matériel. Notez à ce sujet que l’opération de rafraichissement de nos remorques cet hiver aura représenté un budget très voisin de 1000€.

Et donc, pour finir :

POUR 2020, TOUTES LES REMORQUES SONT REELLEMENT OPERATIONNELLES

ET FAYENCE COUNTRY CLUB EST PRÊT POUR SA NOUVELLE SAISON DE VOL A VOILE.

Ah, la vache !

 

Amicalement

Thierry